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Cinémathèques: Mon meilleur ami (Patrice Leconte, 2006)

Patrice Leconte – Mon meilleur ami (2006)

Cast: Daniel Auteuil, Dany Boon, Julie Gayet…

Un marchand d’art fait un pari: il a dix jours pour trouver un meilleur ami. Il se lance alors dans un casting fou pour finalement jeter son dévolu sur un chauffeur de taxi volubile et chaleureux. Il va le séduire pour gagner son pari. Mais peut-on tricher avec l’amitié? (allocine.fr)

LA CRITIQUE LORS DE LA SORTIE EN SALLE DU 23/12/2006

Avoir un bon copain, c’est ce qu’il y a de meilleur au monde. Ça se chante depuis des lustres et ça tombe tellement sous le sens qu’on ne se demande même plus ce que ça veut dire. François (Daniel Auteuil) est comme ça. Il est sûr d’avoir un bon copain sans même y avoir pensé. Mais un jour, l’associée de cet antiquaire lui lance un pari : il a dix jours pour présenter son meilleur ami. Ou ça lui coûtera un vase antique inestimable. Une odyssée commence. Car François est à mille lieues de comprendre ce qu’est l’amitié. Patrice Leconte a pris ce drôle de sujet au sérieux. Tout en favorisant la légèreté et la fantaisie, il livre un film plein d’enseignements qui, à cette période de l’année, peut ressembler à un conte de Noël. Au fil des pirouettes de son héros pour dégoter le gros lot, ce meilleur ami qui lui sauverait la mise, le film passe en revue des interrogations qui ne manquent pas d’à-propos. L’amitié se décide-t-elle ? Doit-elle servir à quelque chose ? N’y a-t-il pas d’amitié, seulement des preuves d’amitié ? François va devoir réfléchir à tout ça de manière cocasse, mais pas inoffensive : le chauffeur de taxi (Dany Boon) qui est son professeur en amitié devient aussi le cobaye d’un pari transformé en expérience mêlant coups bas et rêve d’une âme soeur. Mon meilleur ami nous permet ainsi d’assister à la genèse d’une figure familière du cinéma, le duo de potes. Un couple à part, où on ne partage rien d’intime, où la passion n’est pas en question, mais où ça revient au même : on se laisse prendre au jeu. Patrice Leconte nous le prouve joliment. Frédéric Strauss (telerama.fr)

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Un uomo ha dieci giorni di tempo per trovare un amico e vincere una scommessa.

François è un mercante d’arte per il quale tutto ha un prezzo; Bruno è un tassista enciclopedico e socievole fino alla logorrea. Bruno aiuta François con una scommessa per cui, se entro dieci giorni non presenterà ai suoi soci e colleghi il suo migliore amico, perderà un prezioso vaso antico conquistato a caro prezzo a un’asta…


Leconte mette in scena un amarognolo squarcio di solitudini e di cinismi contemporanei, orchestrato con soave cattiveria. Dialoghi intelligenti, interpreti giusti, quell’aria dei luoghi, dei tempi e delle categorie sociali tanto difficile da rintracciare nel cinema medio di oggi, per una commedia più acida di quel che sembra. (film.tv.it)

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Pubblicato da su 7 giugno 2011 in Cinema

 

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Cinémathèques: Le corbeau (Henri-Georges Clouzot, 1943)

Henri-Georges Clouzot – Le corbeau (1943)

Cast: Pierre Fresnay, Ginette Leclerc, Pierre Larquey, Héléna Manson…

Le docteur Germain, qui travaille dans une petite ville de province, reçoit des lettres anonymes signées “le Corbeau” l’accusant de plusieurs méfaits. Cependant il n’est pas le seul à en recevoir. Toute la ville est bientôt menacée et le fragile équilibre se défait, la suspicion règne. Le docteur Germain décide de mener une enquête.

Maudit, «le Corbeau» fut interdit à la Libération jusqu’en 1947 pour avoir « servi la propagande allemande ». On prétend que les Allemands le projetaient pour prouver la décadence et la corruption des moeurs françaises. C’est depuis devenu un grand classique.

Sequenze:

I.









II.






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Les masques et la plume…

Il pleut des lettres anonymes sur Saint-Robin, « un petit village ici ou ailleurs », et, comme le dit le narquois docteur Vorzet, « quand ces saloperies se déclarent, on ne sait pas où elles s’arrêtent ». Le plus visé par l’anonymographe : le docteur Germain, nouveau à Saint-Robin, rigide et secret, et qui n’a pas l’air d’aimer les enfants…

Tourné en 1943 à la Continental dirigée par l’occupant allemand, ce deuxième film de Clouzot fut honni de tous. Cette foire délétère à la délation ne pouvait que déplaire aux résistants et fut condamnée à la Libération. Très loin de célébrer le travail, la famille et la patrie, elle ne fut pas non plus du goût de Vichy à sa sortie. Clouzot, trop misanthrope pour être propagandiste, ne fait qu’explorer la noirceur de l’âme humaine, noir encrier, noir corbillard, avec quelques zones de lumière. Il accorde ses images à son pessimisme éclairé : ombres surdimensionnées, décadrages expressionnistes. Ainsi Marie Corbin, vieille fille qui ressemble à un rapace, fuit la haine populaire comme M le maudit. Ainsi la grande scène métaphorique de l’ampoule sur la notion relative et alternative du Bien et du Mal.

Les lettres anonymes sont un alibi scénaristique idéal pour permettre au cinéaste de traiter d’avortement, de drogue et d’adultère avec une liberté incroyable pour l’époque. Et quels sont les seuls personnages sauvés dans ce film d’une méchanceté et d’une modernité rares ? Une infirme aux moeurs légères et un type fâché avec la vie. Cette tendre grue (Ginette Leclerc, vulgaire à coeur) réussit à ébranler ce héron austère (Pierre Fresnay, superbe) en le traitant de « bourgeois », et c’est, pour Clouzot, la pire insulte qui soit. Guillemette Odicino (telerama.fr)

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Pubblicato da su 30 aprile 2011 in Cinema

 

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Cinémathèques: De battre, mon coeur s’est arrêté (Jacques Audiard, 2005)

Jacques Audiard – De battre, mon coeur s’est arrêté (2005)

Cast: Romain Duris, Niels Arestrup, Emmanuelle Devos…

A 28 ans, Tom semble marcher sur les traces de son père dans l’immobilier véreux. Mais une rencontre fortuite le pousse à croire qu’il pourrait être le pianiste concertiste de talent qu’il rêvait de devenir, à l’image de sa mère. Sans cesser ses activités, il tente de préparer une audition.
(allocine.fr)

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Un “film français le moins français possible”

Si, comme l’ont décrété les votants des Césars, De battre mon coeur s’est arrêté est le meilleur film français par les temps qui courent, c’est assurément parce qu’il s’agit du film français le moins français possible. Il y a en effet une véritable et heureuse allergie à tout ce qui ferait « bien de chez nous » dans ce vrai faux polar dont Jacques Audiard est allé chercher l’argument dans un film américain méconnu, Fingers (1978), de James Toback. Tout, ici, de la manière de filmer à la manière de voir la vie, dit à la fois l’envie d’une échappée loin des repères connus et le besoin d’une mue. C’est justement ce que raconte Audiard : l’histoire d’un jeune type qui veut tout changer. Il magouille dans l’immobilier, il est petite frappe, vraie pourriture à ses heures et il décide de devenir pianiste virtuose. Peut-être parce qu’il veut échapper à son père, malfrat qui lui a montré l’exemple et qui le tient comme un chien en laisse, dressé pour lui rendre service. Peut-être parce qu’il croit pouvoir se rapprocher de sa mère, qui lui a fait apprendre le piano, mais qui est morte. Il y a des fantômes, des règlements de comptes dans l’air, et de toutes sortes, mais, pour creuser le portrait de son héros, Audiard se garde du registre psychologique, bien français, malheureusement. Il montre même Tom refaisant ses gammes avec une jeune Asiatique qui ne parle pas sa langue. De la part du fils de Michel Audiard, le plus typiquement français de nos scénaristes-dialoguistes, c’est comme une superbe revendication de liberté. En nous entraînant à travers une nuit de film noir, qui est aussi celle d’un jeune homme qui cherche son identité, Jacques Audiard invente un univers de sensations, fortes, subtiles et par-dessus tout nouvelles, et impose un style. Frédéric Strauss (telerama.fr)


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Pubblicato da su 26 marzo 2011 in Cinema

 

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Cinémathèques: Le Rayon Vert (Eric Rohmer, 1986)

Eric Rohmer – Le Rayon Vert (1986)

Cast: Marie Rivière, Béatrice Romand, Carita…

C’est le 2 juillet que les projets de vacances de Delphine s’effondrent. Elle ne sait guère où aller, d’autant plus que ses amies sont déjà sur le point de partir avec leur petit copain. Le sien, Jean-Pierre, appartient déjà au passé, et puis elle se sait trop difficile pour que le destin lui en trouve un sur le chemin des vacances.

Une amie l’invite en Normandie; mais Delphine n’y reste que trois jours, préférant demeurer dans cette solitude que rien ne semble devoir égayer, comme l’annoncent son horoscope et cette carte à jouer qu’elle ramasse au hasard de ses promenades.

De retour à Paris, elle ne tient plus en place et décide de repartir. De son ex-fiancé, elle obtient les clés de son studio à La Plagne. A peine arrivée, Delphine rentre à Paris_ qu’elle quitte aussitôt pour Biarritz et la cohue estivale. Le soir venu, elle entend quelques vacanciers, dont un professeur, évoquer, à propos du soleil couchant et de son dernier rayon, le roman de Jules Verne, “Le Rayon vert”.

Elle se lie d’amitié avec une jeune Scandinave, Léna, pour qui la vie n’est qu’un jeu. Mais son comportement est par trop opposé au sien. Trouvant refuge dans son ennui quotidien, Delphine est à nouveau sur le chemin du retour. Le 4 août, à la gare de Biarritz, elle fait la connaissance de Vincent, un jeune ébéniste. A l’amitié qui les rapproche, succèdent bientôt des sentiments plus profonds. Mais Delphine préfère attendre la fin de l’après-midi et le soleil couchant; ce moment où l’on perçoit à l’horizon cette vive et brève lueur verdâtre, cet instant où, selon la légende, les sentiments de l’un pour l’autre deviennent des certitudes. Après avoir aperçu le rayon vert à St-Jean-de-Luz en compagnie de Vincent, Delphine pourra enfin croire au bonheur. (www.cineclubdecaen.com)

Sequenze:

I.




II.




III.





“Ah ! que le temps vienne / Où les ceurs s’éprennent” (Rimbaud), il s’agit du cinquième film de la série Comédies et proverbes. Pour la première fois, Rohmer peint des gens de culture modeste. Pour la première fois, il demande à ses interprètes – sur un canevas précis, bien sûr – d’improviser leur texte. Enfin, il réserve la primeur de ce petit film, tourné en 16 mm, à Canal+, qui le diffuse trois jours avant sa sortie en salles.

Pour Claude-Marie Trémois : Le Rayon vert est la version ludique de Ma nuit chez Maud : dans les deux films, quelqu’un parie sur le “non”, dans l’espoir de recevoir beaucoup plus quand, enfin, il dira “oui”.

Mais, à la différence du narrateur de Ma nuit chez Maud, Delphine (Marie Rivière) serait sans doute bien en peine de citer Pascal. Ses vacances n’en seront pas moins une sorte d’itinéraire spirituel. Chacune de ses rencontres ressemble à une épreuve qu’elle doit surmonter. Car, pour la sauver de la solitude, chacun la pousse à se trahir elle-même. Mais Delphine pressent vaguement qu’elle doit rester fidèle à ce qu’elle est : une romantique qui croit au grand amour. Pour se guider, comme dans les jeux de piste, Delphine trouve des signes… (www.cineclubdecaen.com)

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Pubblicato da su 23 febbraio 2011 in Cinema

 

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Cinémathèques: Ceux qui m’aiment prendront le train (Patrice Chéreau, 1998)

Patrice Chéreau – Ceux qui m’aiment prendront le train (1998)

Cast: Charles Berling, Jean-Louis Trintignant, Pascal Greggory, Valéria Bruni-Tedeschi, Bruno Todeschini, Sylvain Jacques, Vincent Perez

Le peintre Jean-Baptiste Emmerich avait déclaré avant de mourir: “Ceux qui m’aiment prendront le train”. Et ils ont pris le train pour Limoges. Les amis, les vrais, les autres: les faux-jetons, les héritiers, la famille naturelle et non naturelle. Il y a des familles qui ne se réunissent qu’aux enterrements.
(telerama.fr)

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La plainte quotidienne des hommes à la tranquillité de l’éternité qui les menace…

(…) Jean-Baptiste, qui se savait malade, voulait être enterré à Limoges. « C’est loin », lui avait-on fait observer. « Eh bien, ceux qui m’aiment prendront le train », avait-il répondu. Ceux qui l’aiment sont donc là, qui se désirent, qui se déchirent… On ne sait pas très bien qui est qui. On ne voit que des éclats de personnages. La caméra de Patrice Chéreau est notre fil d’Ariane dans ce portrait de groupe où chacun se dévoile au fil du voyage. Elle peut être dure, cette caméra, mais elle n’est jamais injuste. Elle est brillante, aussi, mais dénuée de virtuosité gratuite. On n’oubliera pas ce train arrêté dans une gare, où Chéreau crée une ambiance presque fantastique. Ni la magnifique séquence du cimetière de Limoges (« Le plus grand d’Europe », dit fièrement l’un des habitants). Ni cette demeure étrange et sombre où Lucien, le frère jumeau du disparu, accueille, pour une nuit, les survivants égarés qui ont partagé la vie de Jean-Baptiste… A la fin, la caméra semble balayer les mesquineries et les faiblesses, les disputes sans objet et les corps-à-corps parfois sans vie, pour leur donner la place qu’ils méritent : indispensables et dérisoires. Un peu à la manière de John Huston dans Gens de Dublin, elle lie la plainte quotidienne des hommes à la tranquillité de l’éternité qui les menace… Pierre Murat (telerama.fr)

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Pubblicato da su 9 febbraio 2011 in Cinema

 

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Cinémathèques: Un secret (Claude Miller, 2007)

Claude Miller – Un secret (2007)

Cast: Cécile de France, Patrick Bruel, Ludivine Sagnier, Mathieu Amalric…

L’exploration d’un lourd secret de famille et l’histoire d’une passion, à travers le voyage intérieur de François, un enfant solitaire qui s’invente un frère et imagine le passé de ses parents. Le jour de ses quinze ans, une amie de la famille révèle au jeune François une vérité bouleversante, mais qui lui permet enfin de se construire.
(allocine.fr)

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Le petit garçon qui avance lentement vers le miroir comme pour y découvrir sa propre angoisse, Claude Miller le connaît bien. C’est un autre lui-même qu’il a filmé souvent, déjà. Dans La Classe de neige, avec son petit héros aux yeux tristes. Dans La Meilleure façon de marcher, aussi, son premier film, avec la silhouette tétanisée du jeune Michel Blanc sur un plongeoir, refusant de sauter… C’est toujours le même effroi, la même douleur. Dans cette piscine des années 1950, François se sent tout nu, tout nul, tout blanc parmi les corps élancés, sculptés, bronzés, dont celui de sa mère, Tania, mannequin et championne de natation, blonde et belle comme une star de cinéma…

Quant à son père… Ah, son père ! Sportif lui aussi, Maxime est un reproche vivant à la fragi­lité de son fils, à son air d’avoir toujours froid. François n’a jamais pu oublier ce regard dont il ne pouvait pas se souvenir, pourtant, ce regard posé sur lui à sa naissance : « 2 kilos 2 ! » avait annoncé la sage-femme. Déception, honte d’avoir engendré ce tout petit homme… Alors François s’est inventé un frère. Son double inversé : musclé, étincelant, audacieux. Et il lui a fallu attendre des années – la découverte d’un chien en peluche au cou cerné de clochettes, les confidences de Louise, l’éternelle amie de la famille – pour s’apercevoir qu’il a, en fait, inventé la vé­rité.

Et là, soudain, tout s’est engouffré chez François, devenu adolescent : les ­souvenirs soigneusement cachés, les mensonges patiemment ourdis, les horreurs volon­tairement oubliées. C’est ce secret – autobiographique, révélé par Philippe Grimbert dans son roman – dont Claude Miller a su dévoiler lentement, sinueu­sement, en trois époques, les méandres, les tréfonds, les obscurs tourments. Lente montée du nazisme dans cette ­France douillette, celle des premiers congés payés, où même les Juifs s’aveuglent sur le sort qui les attend. Lente montée du désir entre deux êtres (Cécile de France et Patrick Bruel), qui n’ont pas le droit de s’aimer. Lente montée de l’autodestruction chez Hannah (Ludivine Sagnier), dont le visage semble s’asphyxier de scène en scène… par Pierre Murat (telerama.fr)

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Pubblicato da su 5 febbraio 2011 in Cinema

 

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Cinémathèques: Baisers volés (François Truffaut, 1968)

François Truffaut – Baisers volés (1968)

Cast: Jean-Pierre Léaud, Claude Jade, Daniel Ceccaldi…

La suite des aventures d’Antoine Doinel après son service militaire. Ses rencontres et aventures amoureuses…

Son service militaire achevé, Antoine Doinel intègre sa petite mansarde à Montmartre et s’empresse d’aller revoir Christine Darbon, dont il est éperdument amoureux et qu’il surnome Peggy sage : Peggy pour son coté anglo-saxon, sage parce quelle était très sage. Naturellement, il cherche du travail.
Le père de Christine lui trouve un emploi de veilleur de nuit dans un hôtel mais, à l’aube de sa première nuit de travail, il se fait renvoyer pour n’avoir su empêcher un détective privé de faire un constat d’adultère. Monsieur Blady, le détective privé, lui propose de travailler dans son agence.
Un jour, un riche marchand de chaussures, Monsieur Tabard, demande à l’agence de faire une enquête afin de savoir pourquoi sa femme et ses employés le détestent. Antoine se voit confier cette délicate mission. Il s’éprend de Fabienne Tabard, qui accepte de se donner à lui à condition qu’il ne cherche jamais à la revoir.
Antoine devient alors réparateur de postes de télévision. À la suite d’une brouille, Christine casse délibérément son poste… Ils passeront enfin leur première nuit ensemble.

Sequenze:

I.







II.






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Roman d’apprentissage, Baisers volés est aussi le récit d’un échec oedipien. Dans un premier temps, la loi du désir balaie avec ironie et mordant la loi des pères. Mais, la voie du couple dans laquelle s’engage Doinel est une imposture. Œdipe devra souffrir.
Le générique de se déroule sur l’image des portes de la Cinémathèque fermées par des grilles qui en interdisent l’accès. Ce plan signale d’abord les circonstances de tournage du film. Truffaut se trouvait à l’époque, c’est à dire trois mois avant Mai 68, entièrement absorbé par la défense d’Henri Langlois qui venait d’être renvoyé de la Cinémathèque. Il tourna le film en menant “une double vie de cinéaste et de militant”. Improvisées à la dernière minute, réalisées dans un climat de jeu et d’insouciance, les séquences de Baisers volés furent tournées comme une suite de sketches. L’extrême découpage du film (près de 700 plans) fut dicté par les circonstances. Si la merveilleuse scène où Monsieur Tabard expose ses problèmes au directeur de l’agence de détective et celle du monologue de madame Tabard dans la chambre d’Antoine sont très morcelées, c’est simplement que les acteurs, qui avaient reçu leur texte une seconde avant de tourner, ne savaient pas leur rôle.

Le film s’organise selon une ligne directrice souple que Truffaut définit en ces termes :

En vérité, dans Baisers volés, chaque spectateur amenait son sujet, pour les une c’était l’Education sentimentale, pour les autres l’initiation, d’autres encore pensaient à des aventures picaresques. Chacun apportait ce qu’il voulait, mais il est vrai que c’était dedans. On avait bourré le film de toutes sortes de choses liées au thème que Balzac appelle “Un début dans la vie”

Baisers volés suit en effet le schéma classique du récit d’apprentissage : un jeune homme, sortant de l’armée pour entrer dans la vie, passe par diverses phases initiatiques et s’intègre, à la fin du film, à l’ordre social par le mariage. C’est d’ailleurs le seul film de Truffaut qui se termine par la formation d’un couple selon le modèle traditionnel du cinéma américain. Il y a pourtant une série d’os dans la version truffaldienne de ce scénario. Pour commencer le jeune homme ne sort pas de l’armée mais il en est chassé et, pour finir, alors qu’il vient tout juste de proposer le mariage à la jeune fille, un fou surgit pour le traiter d’imposteur. Entre tempe intervient une série d’épisodes qui méritent un examen attentif car, si Truffaut reprend des schémas classiques de la fiction, il les agrémente du piment de la subversion… (www.cineclubdecaen.com)

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Pubblicato da su 29 gennaio 2011 in Cinema

 

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