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Cinémathèques: Le corbeau (Henri-Georges Clouzot, 1943)

30 Apr

Henri-Georges Clouzot – Le corbeau (1943)

Cast: Pierre Fresnay, Ginette Leclerc, Pierre Larquey, Héléna Manson…

Le docteur Germain, qui travaille dans une petite ville de province, reçoit des lettres anonymes signées “le Corbeau” l’accusant de plusieurs méfaits. Cependant il n’est pas le seul à en recevoir. Toute la ville est bientôt menacée et le fragile équilibre se défait, la suspicion règne. Le docteur Germain décide de mener une enquête.

Maudit, «le Corbeau» fut interdit à la Libération jusqu’en 1947 pour avoir « servi la propagande allemande ». On prétend que les Allemands le projetaient pour prouver la décadence et la corruption des moeurs françaises. C’est depuis devenu un grand classique.

Sequenze:

I.









II.






*** *** ***

Les masques et la plume…

Il pleut des lettres anonymes sur Saint-Robin, « un petit village ici ou ailleurs », et, comme le dit le narquois docteur Vorzet, « quand ces saloperies se déclarent, on ne sait pas où elles s’arrêtent ». Le plus visé par l’anonymographe : le docteur Germain, nouveau à Saint-Robin, rigide et secret, et qui n’a pas l’air d’aimer les enfants…

Tourné en 1943 à la Continental dirigée par l’occupant allemand, ce deuxième film de Clouzot fut honni de tous. Cette foire délétère à la délation ne pouvait que déplaire aux résistants et fut condamnée à la Libération. Très loin de célébrer le travail, la famille et la patrie, elle ne fut pas non plus du goût de Vichy à sa sortie. Clouzot, trop misanthrope pour être propagandiste, ne fait qu’explorer la noirceur de l’âme humaine, noir encrier, noir corbillard, avec quelques zones de lumière. Il accorde ses images à son pessimisme éclairé : ombres surdimensionnées, décadrages expressionnistes. Ainsi Marie Corbin, vieille fille qui ressemble à un rapace, fuit la haine populaire comme M le maudit. Ainsi la grande scène métaphorique de l’ampoule sur la notion relative et alternative du Bien et du Mal.

Les lettres anonymes sont un alibi scénaristique idéal pour permettre au cinéaste de traiter d’avortement, de drogue et d’adultère avec une liberté incroyable pour l’époque. Et quels sont les seuls personnages sauvés dans ce film d’une méchanceté et d’une modernité rares ? Une infirme aux moeurs légères et un type fâché avec la vie. Cette tendre grue (Ginette Leclerc, vulgaire à coeur) réussit à ébranler ce héron austère (Pierre Fresnay, superbe) en le traitant de « bourgeois », et c’est, pour Clouzot, la pire insulte qui soit. Guillemette Odicino (telerama.fr)

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1 Commento

Pubblicato da su 30 aprile 2011 in Cinema

 

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Una risposta a “Cinémathèques: Le corbeau (Henri-Georges Clouzot, 1943)

  1. Rod Delarue

    30 aprile 2011 at 00:27

    Henri-Georges Clouzot – Le Corbeau (1943)
    Links “rapidshare” (dvdrip. v.o. eng. & sp. sub. optionnal) al seguente indirizzo:
    http://scalisto.blogspot.com/2009/09/henri-georges-clouzot-le-corbeau-1943.html

     

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