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Cinémathèques: Les Nuits de la pleine lune (Eric Rohmer, 1984)

06 Mag

Eric Rohmer – Les Nuits de la pleine lune (1984)

Cast: Pascale Ogier, Fabrice Luchini,Tchéky Karyo…

Louise joue dangereusement avec les sentiments de ceux qu’elle séduit et Rémi, son compagnon, est le premier à en souffrir. Elle sera prise à son propre jeu le jour où Rémi en découvrira la clé…

Les Nuits de la pleine lune, qui débute sur le dicton “qui a deux femmes perd son âme, qui a deux maisons perd sa raison”, est le quatrième volet des Comédies et Proverbes d’Eric Rohmer, les trois épisodes précédents étant La Femme de l’aviateur (1981), Le Beau mariage (1982) et Pauline à la plage (1983).

Présenté en sélection officielle au Festival de Venise 1984, Les Nuits de la pleine lune permit à Pascale Ogier de remporter le Prix d’interprétation féminine.

C’est en 1978, époque à laquelle elle étudie à l’université de Paris III, que Pascale Ogier, fille de Bulle Ogier, fait la rencontre d’Eric Rohmer. Ce dernier lui offre un rôle secondaire dans son film chorale Perceval le Gallois. Le réalisateur et la jeune comédienne collaborent de nouveau en 1980 pour les besoins du téléfilm “Catherine de Heilbronn”, où Pascale Ogier interprète le personnage principal. La carrière de celle-ci prendra fin brutalement le 25 octobre 1984, l’actrice, âgée de 26 ans, décédant prématurément d’une crise cardiaque à Paris.

Les Nuits de la pleine lune marque la quatrième collaboration de Fabrice Luchini avec le réalisateur qui le fit débuter, Eric Rohmer. Les deux hommes avaient auparavant travaillé ensemble sur Le Genou de Claire (1970), Perceval le Gallois (1978) et La Femme de l’aviateur (1980). (…) (allocine.fr)

***   ***   ***

SEQUENZE:

I.




II.

III.




IV.

*** *** ***

Marivaudage rohmérien…


Quatrième épisode de la série rohmérienne ” Comédies et proverbes “, ce film est un chant polyphonique pour deux voix, enchanteresses. La première est celle d’une jeune femme pour qui l’ascension des années 80 est une perspective grisante. Hélas disparue juste après la sortie du film, Pascale Ogier tranche avec les héroïnes habituelles d’Eric Rohmer, romantiques et désuètes. Ici, elle devance son époque, fabrique des lampes futuristes, trimballe son fourbi dans un cabas en plastique et marche avec des chaussons d’extraterrestre. Farouchement indépendante, elle a pour mission de délivrer les hommes, en se sauvant elle-même. Ses paroles sont pleines de mots doux, de mots féroces, de mots de secours.

A sa voix diaphane se mêle celle de Fabrice Luchini, à peine sorti de la chrysalide. L’acteur joue un dandy brimé, pauvre confident dont la gent féminine n’attend rien d’autre qu’une amitié respectueuse. Fonctionnelle jusqu’au paroxysme, superbement filmée, la ville sert de caisse de résonance à leurs refrains, qui finissent par s’unir. Ce film continue d’émerveiller par sa justesse prémonitoire et sa beauté fragile. Marine Landrot (telerama.fr)

***   ***   ***

Il parere di un critico:

(…) Per Le notti della luna piena, da Eric Rohmer scritto e diretto come quarta tappa della sua serie di «Commedie e proverbi», c’è subito chi parla di un’accoppiata fra Mozart e Marivaux. Sono riferimenti d’obbligo per il cinema elegante di Rohmer, in cui si congiungono géometrie e finesse, la misura dell’orchestrazione fa il paio con lo scintillio dei dialoghi, e l’ironia gentile di quel gran signore dell’arabesco tocca vette deliziose. Ma è vero che, governato da un proverbio coniato all’uopo da Rohmer («Chi ha due mogli perde l’anima, chi ha due case perde il senno»), il film è uno spasso, una di quelle commedie che mettono di buon umore Louise e i suoi uomini, presi a simbolo di altrettanti spicchi d’una condizione generazionale, e significanti spie sociologiche, sono infatti pedinati con impagabile gusto canzonatorio. I sofismi che la donna accampa fingono una ragionevolezza _esilarante, gli attori aderiscono quanto mai con uria recitazione squisita agli ameni personaggi, tante battute sono spiritose, e il tutto marcia al ritmo giusto modulando lo scherzo alla malizia. Quel meticoloso lavoro d’orologeria pecca semmai per eccesso di sottigliezza, ma nei limiti della commedia da boulevard aggiornata a una ricerca linguistica che punta sul rapporto fra immagine e parola, per cui l’equilibrio stilistico è anche una conquista morale, è difficile raggiungere traguardi altrettanto persuasivi.

Servito egregiamente dalla fotografia di Renato Berta, Le notti della luna piena allinea, accanto a una Pascale Ogier straordinariamente spontanea nel ritratto di quella civetta stupidella (averla perduta così presto è davvero una disdetta per il cinema europeo: qui aveva dato prova della sua versatilità anche disegnando l’arredamento delle due case di Louise), attori non meno espressivi: Tcheky Karyo, Fabrice Luchini, Christian Vadim, Laszlo Szabo: tasselli arguti d’un mosaico il quale dal frivolo del vaudeville sbocca nella sciccheria dei piaceri mentali.

Giovanni Grazzini “Il Corriere della Sera”, 21 dicembre 1984 (mymovies.it)

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1 Commento

Pubblicato da su 6 maggio 2010 in Cinema

 

Tag:

Una risposta a “Cinémathèques: Les Nuits de la pleine lune (Eric Rohmer, 1984)

  1. Rod Delarue

    6 maggio 2010 at 00:34

    Les Nuits de la pleine lune – Eric Rohmer (1984)
    Link:
    http://scalisto.blogspot.com/2010/01/eric-rohmer-les-nuits-de-la-pleine-lune.html

     

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