RSS

Letteratura e cinema: Une partie de campagne di Guy de Maupassant sul grande schermo (Jean Renoir, 1936) (1)

20 Ott

Une partie de campagne – Jean Renoir (1936)

Cast: Sylvia Bataille (Henriette), Georges D’Arnoux (Henri), Jane Marken (Madame Dufour), André Gabriello (Monsieur Dufour), Jacques Brunius (Rodolphe), Paul Temps (Anatole), Gabrielle Fontan (La grand-mère), Jean Renoir (le père Poulain), Marguerite Renoir (La servante).

En ce beau dimanche de l’été 1860, M. Dufour, quincaillier à Paris, part pour la campagne en compagnie de sa belle-mère, de sa femme, de sa fille Henriette et de son commis Anatole (son futur gendre et successeur) dans la voiture de son voisin le laitier. Ils choisissent l’auberge du père Poulain pour déjeuner sur l’herbe. Deux ” canotiers “, Henri et Rodolphe, entreprennent de faire la cour aux deux femmes. Après le repas, tandis que M. Dufour et son commis s’en vont pêcher avec les lignes prêtées fort obligeamment par les deux compères, ceux-ci emmènent les dames faire une promenade en barque. La mère se laisse entraîner dans un fourré par l’entreprenant Rodolphe, sa fille connaît une étreinte brève mais passionnée dans les bras du timide Henri. La pluie met fin à l’idylle. ” Des années ont passé, avec des dimanches tristes comme des lundis. Anatole a épousé Henriette. ” Le jeune ménage revient chez le père Poulain. Henriette rencontre son ancien amoureux sur le lieu même de leur étreinte. Ils ont à peine le temps d’échanger quelques mots que le mari s’éveille de sa sieste. La séparation sera définitive.

La méchanceté de Maupassant se combine à la chaleur humaine de Renoir, et cette très belle chronique d’un dimanche d’été est aussi un conte inquiet, tendre et mélancolique, caustique et troublant. (www.cineclubdecaen.com)

Monet_The_Riverbank_At_Gennevilliers
The Riverbank At Gennevilliers – Cl. Monet

IL TESTO DI MAUPASSANT

Sur les escarpolettes…

La voiture s’arrêta, et M. Dufour se mit à lire l’enseigne engageante d’une gargote : Restaurant Poulin, matelotes et fritures, cabinets de société, bosquets et balançoires. ” Eh bien, madame Dufour, cela te va-t-il ? Te décideras-tu à la fin ? ”

La femme lut à son tour : Restaurant Poulin, matelotes et fritures, cabinets de société, bosquets et balançoires. Puis elle regarda la maison longuement.

C’était une auberge de campagne, blanche, plantée au bord de la route. Elle montrait, par la porte ouverte, le zinc brillant du comptoir devant lequel se tenaient deux ouvriers endimanchés.

A la fin, Mme Dufour se décida : ” Oui, c’est bien, dit-elle ; et puis il y a de la vue. ” La voiture entra dans un vaste terrain planté de grands arbres qui s’étendait derrière l’auberge et qui n’était séparé de la Seine que par le chemin de halage.

Alors on descendit. Le mari sauta le premier, puis ouvrit les bras pour recevoir sa femme. Le marchepied, tenu par deux branches de fer, était très loin, de sorte que, pour l’atteindre, Mme Dufour dut laisser voir le bas d’une jambe dont la finesse primitive disparaissait à présent sous un envahissement de graisse tombant des cuisses.

M. Dufour, que la campagne émoustillait déjà, lui pinça vivement le mollet, puis, la prenant sous les bras, la déposa lourdement à terre, comme un énorme paquet.

Elle tapa avec la main sa robe de soie pour en faire tomber la poussière, puis regarda l’endroit où elle se trouvait.

C’était une femme de trente-six ans environ, forte en chair, épanouie et réjouissante à voir. Elle respirait avec peine, étranglée violemment par l’étreinte de son corset trop serré ; et la pression de cette machine rejetait jusque dans son double menton la masse fluctuante de sa poitrine surabondante.

La jeune fille ensuite, posant la main sur l’épaule de son père, sauta légèrement toute seule. Le garçon aux cheveux jaunes était descendu en mettant un pied sur la roue, et il aida M. Dufour à décharger la grand-mère.

Alors on détela le cheval, qui fut attaché à un arbre ; et la voiture tomba sur le nez, les deux brancards à terre. Les hommes, ayant retiré leurs redingotes, se lavèrent les mains dans un seau d’eau, puis rejoignirent leurs dames installées déjà sur les escarpolettes.

Mlle Dufour essayait de se balancer debout, toute seule, sans parvenir à se donner un élan suffisant. C’était une belle fille de dix-huit à vingt ans ; une de ces femmes dont la rencontre dans la rue vous fouette d’un désir subit, et vous laisse jusqu’à la nuit une inquiétude vague et un soulèvement des sens. Grande, mince de taille et large des hanches, elle avait la peau très brune, les yeux très grands, les cheveux très noirs. Sa robe dessinait nettement les plénitudes fermes de sa chair qu’accentuaient encore les efforts des reins qu’elle faisait pour s’enlever.

Ses bras tendus tenaient les cordes au-dessus de sa tête, de sorte que sa poitrine se dressait, sans une secousse, à chaque impulsion qu’elle donnait. Son chapeau, emporté par un coup de vent, était tombé derrière elle ; et l’escarpolette peu à peu se lançait, montrant à chaque retour ses jambes fines jusqu’au genou, et jetant à la figure des deux hommes qui la regardaient en riant, l’air de ses jupes, plus capiteux que les vapeurs du vin.

Assise sur l’autre balançoire, Mme Dufour gémissait d’une façon monotone et continue : ” Cyprien, viens me pousser ; viens donc me pousser, Cyprien ! ” A la fin, il y alla et, ayant retroussé les manches de sa chemise, comme avant d’entreprendre un travail, il mit sa femme en mouvement avec une peine infinie.

Cramponnée aux cordes, elle tenait ses jambes droites, pour ne point rencontrer le sol, et elle jouissait d’être étourdie par le va-et-vient de la machine. Ses formes, secouées, tremblotaient continuellement comme de la gelée sur un plat. Mais, comme les élans grandissaient, elle fut prise de vertige et de peur. A chaque descente, elle poussait un cri perçant qui faisait accourir tous les gamins du pays ; et, là-bas, devant elle, au-dessus de la haie du jardin, elle apercevait vaguement une garniture de têtes polissonnes que des rires faisaient grimacer diversement.

Une servante étant venue, on commanda le déjeuner.

” Une friture de Seine, un lapin sauté, une salade et du dessert “, articula Mme Dufour, d’un air important. ” Vous apporterez deux litres et une bouteille de bordeaux “, dit son mari. ” Nous dînerons sur l’herbe “, ajouta la jeune fille. (http://maupassant.free.fr/)

LA  SEQUENZA CINEMATOGRAFICA

I.

***   ***   ***

Jean Renoir…

Jean Renoir est un réalisateur de cinéma et scénariste français né à Paris (quartier de Montmartre) le 15 septembre 1894, décédé à Beverly Hills (Californie, États-Unis) le 12 février 1979 à l’âge de 84 ans.

Jean Renoir est le deuxième fils du peintre impressionniste Auguste Renoir.

Ses films ont profondément marqué les mutations du cinéma français entre 1930 et 1950, avant d’ouvrir la porte à la Nouvelle Vague du cinéma français. François Truffaut a été particulièrement influencé par Jean Renoir.

Les débuts

Après des études médiocres, Jean Renoir s’engage dans l’armée et rejoint le corps des dragons en 1912. En 1914, quand commence la Première Guerre mondiale, il est maréchal des logis au 3ème escadron du 1er régiment de dragons sous les ordres du capitaine Louis Bossut, modèle possible du capitaine Boëldieu de La grande illusion.

En avril 1915, Renoir a le col du fémur fracturé par une balle, lors d’un combat à Gérardmer dans les Vosges, blessure qui le fera boiter toute sa vie. En juin 1915, hospitalisé à Besançon, il apprend la mort de sa mère à l’hôpital de Nice. Convalescent à Paris, aux côtés de son père, Jean passe sa vie dans les cinémas, voyant jusqu’à vingt-cinq films par semaine, dont Les Mystères de New York et les films de Charlie Chaplin. En 1916, il retourne au front et sert dans l’aviation, où sa mauvaise jambe ne le gêne pas. Il est affecté dans une escadrille de reconnaissance, et y apprend la photographie.

En 1920, il épouse l’un des modèles de son père, Andrée Heuchling, et s’installe comme céramiste. Jean aime sa femme, elle est très belle, « d’une beauté insolite », il veut faire d’elle une vedette de cinéma. Pour elle, il écrit un petit sujet, “Catherine”, qu’il finance lui-même et fait réaliser par Albert Dieudonné. Andrée Heuchling devient Catherine Hessling. Le film fini est pour Renoir une déception, mais dit-il, « le démon de la mise en scène était en moi ». La découverte, en 1924, du film d’Erich von Stroheim, Folies de femmes (Foolish Wives) l’enthousiasme et le fait décider définitivement de la suite de sa carrière.

Son premier long métrage, La fille de l’eau (1924), est une fable bucolique à l’esthétique impressionniste, dans lequel jouent sa jeune épouse et son frère aîné, Pierre Renoir. L’accueil mitigé réservé au film ne décourage cependant pas le cinéaste. Il se lance peu après dans une production coûteuse, Nana d’après le roman d’Émile Zola, en 1926. Pour financer ce film au coût élevé, il vend plusieurs toiles héritées de son père. L’échec commercial du film le détourne pour longtemps de la production. Suivent une série de réalisations aux inspirations très diverses, La petite marchande d’allumettes (1928), d’après Andersen, incursion dans l’expressionnisme ; Tire-au-flanc (1928 ), comédie militaire ; On purge bébé (1931), d’après Georges Feydeau, son premier film parlant.

La période réaliste

La Chienne (1931) marque un tournant dans l’œuvre de Jean Renoir. C’est un des premiers films parlants, adapté d’un roman de Georges de La Fouchardière ; la Chienne offrait à Michel Simon l’un de ses plus beaux rôles, celui d’un petit bourgeois jaloux, assassin et veule.

Après la Nuit du carrefour (d’après Georges Simenon, 1932), dans lequel Pierre Renoir interprétait le commissaire Maigret, le réalisateur tourne une série impressionnante de chefs-d’œuvre : Boudu sauvé des eaux (avec, de nouveau, Michel Simon, 1932), le Crime de Monsieur Lange (avec Jules Berry, 1935), Partie de campagne (1936, sorti en 1946) dont son neveu, Claude Renoir, signe la photographie, et les Bas-fonds (avec Louis Jouvet, 1936). Puisant son inspiration dans les romans de Gorki ou dans les nouvelles de Maupassant, Jean Renoir fait preuve d’un sens aigu du réel, qu’il met au service d’un véritable naturalisme poétique (…)

(Wikipedia)

Monet_The_Red_Boats_Argenteuil
The Red Boats Argenteuil – Cl. Monet

Link nei commenti

Continua…

 
1 Commento

Pubblicato da su 20 ottobre 2009 in Cinema, Letteratura

 

Tag: , ,

Una risposta a “Letteratura e cinema: Une partie de campagne di Guy de Maupassant sul grande schermo (Jean Renoir, 1936) (1)

  1. Rod Delarue

    20 ottobre 2009 at 01:24

    Link per “Une partie de campagne” di Jean Renoir:
    http://avaxhome.ws/misc/partie_de_campagne2_by_renoir.html

     

Lascia un commento

Inserisci i tuoi dati qui sotto o clicca su un'icona per effettuare l'accesso:

Logo WordPress.com

Stai commentando usando il tuo account WordPress.com. Chiudi sessione / Modifica )

Foto Twitter

Stai commentando usando il tuo account Twitter. Chiudi sessione / Modifica )

Foto di Facebook

Stai commentando usando il tuo account Facebook. Chiudi sessione / Modifica )

Google+ photo

Stai commentando usando il tuo account Google+. Chiudi sessione / Modifica )

Connessione a %s...

 
%d blogger cliccano Mi Piace per questo: