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Maupassant discepolo di Flaubert (1)

17 Ott

Maupassant discepolo di Flaubert

Maupassant.7

Per capire appieno i legami tra Maupassant e Flaubert, è opportuno approfondire la conoscenza della figura di Alfred Le Poittevin, zio materno di Guy, grande amico di Gustave Flaubert.

Alfred e Gustave nutrono gli stessi interessi per la letteratura e la filosofia; interessi che traspaiono dal loro scambio di lettere. Scrive Alfred a Flaubert in viaggio: « Reviens donc, j’ai soif de toi; nous sommes deux trappistes qui ne parlons que quand nous sommes ensemble ». Gli risponde Flaubert in tono accorato: « Reste à Rouen, que je t’y trouve quand j’y serai… je m’embête d’être seul… ».

Nel 1846 Alfred sposa Louise de Maupassant, mentre sua sorella Laure si unisce in matrimonio con Gustave de Maupassant; il matrimonio di Alfred causa una profonda ferita nell’animo di Flaubert che si sente come tradito. Poco dopo, Flaubert inizia la sua relazione amorosa con Louise Colet. Il 3 aprile 1848 Alfred muore a Le Neuville-Chant-d’Oisel nella proprietà dei Maupassant e Flaubert ne è affranto.

La giovane Laure vuole, a questo punto, far rivivere nel primogenito Guy, nato due anni dopo la morte di Alfred, la personalità e lo spirito del fratello tanto amato e prematuramente scomparso. Il 16 marzo 1866 Laure scrive all’amico Flaubert confessandogli i problemi scolastici del giovane Guy: « Le pauvre garçon a vu et compris bien des choses et il est presque mûri pour ses quinze ans. Il te rappellera son oncle Alfred ».

Il primo incontro tra Flaubert e Maupassant risale al mese di settembre o di ottobre del 1867: Guy ha appena 17 anni e la madre è ossessionata dall’avvenire del figlio. Vuole farne un uomo importante, amante della letteratura e, se possibile, scrittore e lo « affida » a Flaubert che ha 46 anni e sta scrivendo l’Education sentimentale.

In una cronaca tardiva, apparsa il 24 novembre 1890 su « L’Echo de Paris », Maupassant così ricorda il suo primo incontro con il Maestro:

« C’est après la guerre, quand je vins à Paris, devenu homme, que j’allai lui faire une visite, définitive dans nos relations, et dont le souvenir est resté en moi inoubliable.

Il a dit et il a écrit lui-même que son amour immodéré des lettres lui a été en partie insufflé, au commencement de sa vie, par son plus intime et plus cher ami, mort tout jeune, mon oncle, Alfred Le Poittevin, qui fut son premier guide dans cette route artistique, et pour ainsi dire le révélateur du mystère enivrant des Lettres. […]

Quand il me reçut il me dit, en m’examinant avec attention : « Tiens, comme vous ressemblez à mon pauvre Alfred. » puis il reprit : « Au fait, ce n’est pas étonnant puisqu’il était le frère de votre mère ».

Il me fit asseoir et m’interrogea. Ma voix aussi, paraît-il, avait des intonations toutes semblables à celles de la voix de mon oncle ; et tout-à-coup je vis les yeux de Flaubert pleins de larmes. Il se dressa, enveloppé des pieds à la tête dans cette grande robe brune à large manche qui ressemblait à un froc de moine, et levant ses bras, il me dit d’une voix vibrante de l’émotion du passé :

« Embrassez-moi mon garçon, ça me remue le cœur de vous voir. J’ai cru tout à l’heure que j’entendais parler Alfred ».

Et ce fut là certainement la cause vraie, profonde, de sa grande amitié pour moi. […]

J’étais pour lui une sorte d’apparition de l’Autrefois. »

Nel 1868, a Rouen, Guy incontra un’altra persona che sarà, anche se per poco, molto importante per la sua formazione letteraria: Louis Bouilhet.

E’ un poeta nato il 27 maggio 1821 a Cany-Barville e morto a Rouen l’8 luglio 1869, considerato il « Bovary de la poésie » . Bouilhet è amico di Flaubert dal 1846, ha abbandonato gli studi di medicina per dedicarsi alla poesia e al teatro; Flaubert lo apprezza come poeta e lo riceve spesso a Croisset così  come nella casa di Parigi. E’ a Louis che Maupassant farà leggere i suoi primi versi… « Pendant six mois je le vis chaque semaine, tantôt chez lui, tantôt chez Flaubert ».

Dopo il baccalauréat (27 luglio 1869) ed un breve soggiorno a Parigi, il 19 luglio 1870 la vita di Guy, appena ventenne, viene sconvolta dallo scoppio del conflitto franco-prussiano. La guerra lascerà profonde cicatrici nell’animo dello scrittore.

Monet_The_Gare_Saint_Lazare_1877
The Gare Saint-Lazare – Cl. Monet

E’ solo a partire dal 1874 che Maupassant inizia a frequentare regolarmente Flaubert che chiamerà affettuosamente « le Vieux ». E’ spesso ospite nell’appartamento di Rue Murillo a Parigi e a Croisset dove ha modo di conoscere « le milieu littéraire » dell’epoca: da Alphonse Daudet a Edmond de Goncourt, da Ivan Tourgueniev a Emile Zola.

Per tutto l’inverno del ’75, Maupassant passa le domeniche pranzando con Flaubert: « […] Il recevait le dimanche, depuis une heure, jusqu’ à sept, dans un appartement de garçon, très simple, au cinquième étage. Dès qu’ un coup de timbre annonçait le premier visiteur, il jetait sur sa table de travail, couverte de feuilles de papier éparpillées et noires d’écriture, un léger tapis de soie rouge qui enveloppait et cachait tous les outils de son travail, sacrés pour lui comme les objets du culte pour un prêtre ».

I loro incontri e gli scambi epistolari rendono Maupassant cosciente di essere un testimone privilegiato della vita del grande Gustave Flaubert.

Risale al 22 ottobre 1876 lo studio critico pubblicato da Maupassant su « La République des lettres » che contiene passi estremamente significativi sull’arte del maestro:

« […] Madame Bovary paraît, et voilà tout le monde bouleversé. Pourquoi ? Parce que M. Flaubert est un idéaliste, mais aussi et surtout un artiste, et que son livre était cependant un livre vrai ; parce que le lecteur, sans s’en rendre compte, sans savoir, sans comprendre, a subi la toute-puissante influence du style, l’illumination de l’art qui éclaire toutes les pages de ce livre.

En effet, la première qualité de M. Flaubert, qui pour moi éclate aux yeux dès qu’on ouvre un de ses ouvrages, c’est la forme ; cette chose si rare chez les écrivains et si inaperçue du public ; je dis inaperçue, mais sa force irrésistible domine et pénètre ceux qui y croient le moins, comme la chaleur du soleil échauffe un aveugle qui n’en voit cependant point la lumière.

[…] Chez lui, la forme c’est l’œuvre elle-même : elle est comme une suite de moules différents qui donnent des contours à l’idée, cette matière dont sont pétris les livres. Elle lui fournit la grâce, la force, la grandeur, toutes ces qualités, qui, pour ainsi dire, dissimulées dans la pensée même, n’apparaissent que par le secours de l’expression.

[…] Flaubert n’a point son style, mail il a le style ; c’est-à-dire que les expressions et la composition qu’il emploie pour formuler une pensée quelconque sont toujours celles qui conviennent absolument à cette pensée, son tempérament se manifestant par la justesse et non par la singularité du mot.

[…] il pense, en effet, que la première préoccupation d’un artiste doit être de faire beau ; car, la beauté étant une vérité par elle-même, ce qui est beau est toujours vrai tandis que ce qui est vrai peut n’être pas toujours beau. Et par beau je n’entends point le beau moral, les nobles sentiments, mais le beau plastique, le seul que connaissent les artistes.

[…] Donc M. Flaubert est avant tout un artiste ; c’est-à-dire : un auteur impersonnel. Je défierais qui que ce fût, après avoir lu tous ses ouvrages, de deviner ce qu’il est dans la vie privée, ce qu’il pense et ce qu’il dit dans ses conversations de chaque jour.

[…] Flaubert n’a jamais écrit les mots je, moi. Il ne vient jamais causer avec le public au milieu d’un livre, ou le saluer à la fin, comme un acteur sur la scène, et il ne fait point de préfaces. Il est le montreur de marionnettes humaines qui doivent parler par sa bouche, tandis qu’il ne s’accorde point le droit de penser par la leur ; et il ne faut pas qu’on aperçoive les ficelles ou qu’on reconnaisse la voix.

[…] Flaubert est l’écrivain de l’art difficile, simple et compliqué en même temps : compliqué par la composition savante, travaillée, qui donne à ses œuvres un caractère frappant d’immutabilité ; simple dans l’apparence, tellement simple et naturel qu’un bourgeois, avec l’idée qu’il se fait du style, ne pourra jamais s’écrier en le lisant : « Voilà, ma foi, des phrases bien tournées. »

[…] Il est impassible au-dessus des passions qu’il agite. Au lieu de rester au milieu des foules, il s’isole dans une tour pour considérer ce qui se passe sur la terre, et, n’ayant plus la vue bornée par les têtes des hommes, il saisit mieux les ensembles, il a des proportions plus définies, un plan plus ferme, des horizons plus développés ».

Flaubert rimarrà commosso dalle parole che l’allievo gli ha dedicato: « Vous m’avez traité avec une tendresse filiale ! ».
(a cura di Elisa De Maria)

***   ***   ***

Monet_Claude_Cliffs_Near_Dieppe
Cliffs Near Dieppe – Cl. Monet

Continua…

 
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Pubblicato da su 17 ottobre 2009 in Letteratura

 

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