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Cinémathèques: Les Quatre cents coups (François Truffaut, 1959)

18 Set

François Truffaut – Les Quatre cents coups (1959)

Les 400 coups

Cast : Jean-Pierre Léaud, Claire Maurier, Albert Rémy…


Antoine a une adolescence turbulente. Il ment à ses parents indifférents à son sort, vole, fugue. Son seul réconfort, il fait les quatre cents coups avec son ami René. Un jour, la police s’en mêle…

Le premier film de François Truffaut

Les Quatre cents coups fut financé par les beaux-parents de François Truffaut à travers la société de production du cineaste (…) Le film coûta 40 millions d’anciens francs et en rapporta le double rien qu’avec les ventes de droit à l’étranger. Le premier film de Truffaut connut également un important succès public en réunissant plus de 400 000 spectateurs. La popularité des Quatre cents coups ne s’est pas démentie depuis (…)

Jean-Pierre Léaud

Jean-Pierre Léaud fut recommandé à François Truffaut par un de ses amis. Le jeune adolescent était le fils d’un assistant-réalisateur. Comme Truffaut plus jeune, il traversait une enfance turbulente ce qui les rapprocha tous les deux. Le cinéaste fut conquis par son côté “gouailleur” et l’engagea pour jouer le rôle principal de son premier film après plusieurs essais. Leur relation dépassera par la suite largement le cadre de cette aventure. En plus de la série des Doinel, Léaud joue dans Les Deux Anglaises et le Continent et La Nuit americaine. François Truffaut lui dédicace en 1969 son film L’ Enfant sauvage (…)





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La rupture

La sortie des Quatre cents coups provoque en mai 1959 l’incompréhension des parents de François Truffaut. Ils ne se reconnaissent pas dans le portrait qui est fait d’eux dans le film à travers ce qu’en relate la presse. Le beau-père du cinéaste lui envoie une lettre de reproche auquel il répondra de manière virulente en déclarant :”Depuis la mort d’André Bazin, je n’ai plus de parents.” Truffaut ne renouera des liens avec eux que trois ans plus tard (…)

Autobiographie

Les Quatre cents coups est un film largement autobiographique. Truffaut a connu une enfance difficile au point d’être enfermé dans un centre d’observation des mineurs à Villejuif. L’histoire du mensonge raconté en classe est vraie aussi. Lui-même vivait avec sa mère et un beau père non pas fan d’automobile mais d’alpinisme. Le cinéaste s’est également servi d’anecdotes liées à l’enfance de son ami Robert Lachenay et à la personnalité de son interprète Jean-Pierre Léaud (…)

Cannes

Le Festival de Cannes tient une place très importante autour des Quatre cents coups. C’est de là qu’indirectement vient une partie du financement du film. C’est aussi là que naît son triomphe. La projection du film y est un immense succès et Jean-Pierre Léaud est porté à bout de bras à l’issue de la séance par une foule enthousiaste. Ironiquement, l’année précédente, François Truffaut s’était vu refusé son accréditation en tant que journaliste à cause de ses attaques répétées dans la presse contre cette manifestation qu’il jugeait sclérosée.

Récompenses

Les Quatre cents coups reçoit plusieurs récompenses venues du monde entier en 1960. Le film est même nommé à l’Oscar du meilleur scénario. Le prix le plus important reste cependant celui de la mise en scène obtenu au Festival de Cannes en 1959.

Nouvelle Vague

Les Quatre cents coups fait parti des premiers films manifestes de ce qu’on appelle déjà à l’époque “la nouvelle vague”. François Truffaut rend d’ailleurs hommage à un de ses camarades Jacques Rivette puisque la famille Doinel va voir au cinéma Paris nous appartient. Ce mouvement se caractérise notamment par un goût pour les tournages en extérieur et le choix de sujets plus personnels pour les cineastes (…) (allocine.fr)




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(…) “Les 400 coups” n’auraient pas le succès qui fut le sien s’il n’était qu’une simple histoire d’échec et de désespoir. Derrière l’histoire réaliste, une autre se profile plus complexe et plus ambiguë. Le scénario fantasmatique des “400 coups” manifeste en premier lieu un désir passionné de fusion avec une figure maternelle. Il s’exprime dans l’introduction et la conclusion du film, par des images de nature mythique. Le générique s’inscrit dans une série de plans qui évoquent la quête d’une caméra impatiente d’être réunie avec la tour Eiffel. De façon similaire à la fin du film, un long travelling accompagne l’enfant jusqu’à l’endroit exact de la plage où les vagues touchent le sable. Les poètes ont dit depuis longtemps que le rivage est un corps maternel où l’enfant vient au monde. Mais, à l’intérieur même du film, le voeu de fusion se manifeste dans le rapport passionné entre Antoine et Paris. La ville est un espace maternel, un environnement, une mère, qui abrite l’enfant, protège ses jeux, le cache, le lave et le nourrit. La seule fois où on le verra manifester du chagrin et pleurer sera quand, emporté dans la voiture cellulaire, il se trouvera séparé de ce grand corps maternel. On peut évoquer aussi, à propos de ce voeu fusionnel, la célèbre scène du rotor. Le rotor, tous les critiques l’ont dit, ressemble à ces premières machines manuelles qui permettaient de créer l’illusion de mouvement à partir d’une série d’images fixes, et évoque donc le cinéma. Mais c’est aussi un espace rond et clos au sein duquel Antoine se mettra par jeu en position de foetus. Cette explication n’exclut pas l’autre mais la complète. Mais c’est évidemment la scène avec la psychologue qui actualise ce voeu nostalgique de réunion avec une figure maternelle de la façon la plus explicite. Face à la caméra, Antoine s’y montre pour la première fois naturel, détendu et confiant avec un adulte. Le fait que la psychologue soit hors du champ filmique donne à la scène une dimension nostalgique qui en accentue le caractère nostalgique. En tous les cas, elle laisse peu de doutes sur la capacité d’Antoine à communiquer avec une figure maternelle positive, pourvu qu’elle soit inconnue, idéalisée et inaccessible. Les choix amoureux d’Antoine Doinel se ressentiront cruellement de cette triple contrainte… (www.cineclubdecaen.com)





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1 Commento

Pubblicato da su 18 settembre 2009 in Cinema

 

Tag:

Una risposta a “Cinémathèques: Les Quatre cents coups (François Truffaut, 1959)

  1. Rod Delarue

    18 settembre 2009 at 04:14

     

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